Joris Bouchaut, vers de nouveaux horizons

January 9, 2018

 

 

 

Joris Bouchaut, nageur des Dauphins du TOEC nous quitte en ce début d’année pour rejoindre l’équipe de Philippe Lucas à Montpellier. Emu par son départ mais résolu dans sa quête de performances, il revient pour tous ses supporters vert et blanc, sur les raisons de ce choix.

 

 

 

 

L’Equipe nous a devancé sur la primeur de la nouvelle en publiant ton départ pour l’équipe de P. Lucas. Quand as-tu pris cette décision ?

La décision est très récente puisqu’elle remonte à novembre/décembre. Mais je me pose des questions depuis août dernier. Mes résultats n’ont pas été à la hauteur de mes espérances. J’ai manqué les championnats du monde en 2017 et ma participation à l’US Open l’été denier ne m’a pas permis de remplir mes objectifs. Il fallait que je prenne une décision quant à la suite de mon parcours, surtout si je veux atteindre Tokyo 2020.

 

Pourquoi une décision si radicale ?  

Mon objectif sportif est clair et je veux mettre toutes les chances de mon côté pour y parvenir. Je suis arrivé au TOEC en septembre 2012 juste après les JO de Londres et cela fait plus de 5 ans maintenant que je m’entraîne sur Toulouse. A mon arrivée j’avais un niveau correct mais j’ai tout de suite « performé ». En un an, je suis passé de 3’57 à 3’52 au 400NL ; j’ai obtenu mon 1er titre de champion de France en grand bassin, ma 1ère qualification en équipe de France A, terminé 4ème aux championnats du monde junior. Mon ascension a été fulgurante et extraordinaire. En 2016 j’accède à ma 1ère finale européenne ! Le TOEC m’a emmené très haut et m’a permis de prendre vraiment conscience de ce que je voulais faire. Je suis passé d’une envie de nager à un véritable projet sportif.

 

Alors pourquoi partir ?

 J’ai pour habitude de tirer partie de mes erreurs et de m’interroger sur mes performances et mon travail. Rio 2016 et Budapest 2017 ont été des objectifs que je n’ai pas pu atteindre. Ils ont suscité beaucoup de questions et de remises en cause. Aujourd’hui je ressens le besoin de casser la routine, de provoquer des changements, de voir autre chose pour retrouver l’insouciance de mes débuts et découvrir de nouvelles possibilités. A mes débuts sur Toulouse, je ne me posais pas de questions. Tout était simple et sans conséquence. Il me suffisait de nager. A présent j’éprouve le besoin de me confronter à quelque chose de nouveau pour progresser.

 

Avant toi, Nicolas d’Oriano a quitté le club en 2016. Son départ t’a-t-il donné des idées ?

A l’époque je n’ai pas trop compris pourquoi il partait. D’autant qu’il avait gagné sa sélection aux JO 2016 après son travail aux Dauphins du TOEC. J’avoue que son départ a soulevé pas mal de questions mais je crois que je n’ai pas vraiment cherché à y apporter de réponse. Je me suis surtout demandé quelles conséquences son départ allait avoir sur moi et le groupe car nous perdions un compagnon d’entraînement. Chaque nageur évolue pour trouver son équilibre et satisfaire ses ambitions sportives. Et chacun est différent. Aussi je ne me risquerais pas à comparer nos décisions. Nos choix relèvent trop de nos motivations personnelles. 

 

Tu t’es beaucoup investi pour le groupe et pour le club en partageant le quotidien et l’humour du groupe élite sur les réseaux sociaux. Cela a été une décision difficile ?

C’est douloureux. Je vibre TOEC. J’aurais adoré apporter au club de meilleures performances, l’amener plus haut encore qu’il ne l’est.

Mon choix d’intégrer le TOEC en 2012 était avant tout sportif. J’avais envie d’intégrer cette grande équipe pour ses performances mais aussi pour l’émulation du groupe. Etre supporté par 30 personnes pendant mes courses, vivre cette cohésion, c’est vraiment génial. Alors quitter ce groupe c’est dur. Nous avons d’ailleurs étudié avec l’équipe dirigeante du TOEC la possibilité de partir faire des périodes d’entraînement à l’étranger, en Italie ou en Australie pour emmagasiner un maximum d’expérience. Mais cette solution aurait été trop compliquée pour moi à gérer. Trop d’incertitudes, d’aléas. A ce stade la solution logique était de rechercher une autre structure.

 

Tu as une idée claire de ce vers quoi tu vas maintenant avec Philippe Lucas ?

Je ne sais pas précisément grand chose encore. Je sais que j’aurais 11 entraînements par semaine. Philippe Lucas est réputé pour sa capacité à suivre 3 à 4 entraînements différents en même temps et pour son investissement total pendant l’entraînement. Il a cette vision et cette ambition internationale qui me parlent. Ce qui m’importe avant tout c’est de retrouver le chemin de la performance et de tout tenter pour me retrouver le plus rapidement possible à un niveau international .

J’aimerais ajouter que je garde de très bons souvenirs de mes années aux Dauphins et que je remercie la structure et ses intervenants pour ce qu’ils m’ont apporté en tant que nageur mais aussi en tant qu’homme. 

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