Championnats de France: J2

May 24, 2017

  • Résultats :

100 BRA ♂ : Antoine Viquerat (1.03.28) et Thomas Oswald (1.04.13) finalistes A

200 PAP ♀ : Gwladys Larzul médaillée de bronze (2.14.93) et Raphaëlle Anglade 3ème en finale B (2.19.41). Raphaëlle sera cet été aux FOJE ! 

400 4N ♂ : Mathis Castéra médaillé de bronze (4.24.55),  Geoffrey Renard (4.27.74) et Christophe Brun (4.26.66) finalistes A

50 DOS ♀ : Anaïs Podevin (30.41) finaliste B

200 NL ♂ : Jonathan Atsu champion de France (1.48.15) et Lorys Bourelly médaillé de bronze (1.48.83), Rémi Meresse (1.50.77) finaliste A, Joris Bouchaut (1.50.93) 1er de la finale B et Florian Coiffard 3ème de la finale B (1.51.38), Pierre Rouault (4.34.38), Antoine Gozdowski (1.52.96), Matthias Marsau (1.53.19), Benjamin Jany (1.53.96), Guillaume Guth (1.56.33)

4x100 NL ♀: le TOEC 2ème et 3ème du relais ! Assia Touati, Alizée Morel, Marion Aubert, Lauriane Haag (3.44.94) Lou Ditière, Julie Coste, Anaïs Castaing, Aurore Jacolin (3.48.98).

 

  • Zoom : Des Dauphins du TOEC fraîchement revenus des Etats-Unis

Cette année ce sont 5 nageurs des Dauphins du TOEC qui ont suivi leurs études aux Etats-Unis : Marion Abert (200, 400 NL), Aurore Jacolin (spécialiste sur 200, 400 NL),  Benjamin Jany (spécialiste du 200, 400 NL), Paul Pijulet (vice-champion de France sur 50 PAP, finaliste aux Universiades sur 4x100 4N) et Vince Régent (spécialiste du 50, 100 NL). Ils reviennent pour nous sur leur expérience sportive américaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Vous avez décidé de suivre vos études dans une université américaine. Quelles ont été vos motivations ?

Vince : « J’ai quitté la Guadeloupe pour entrer en 2010 aux Dauphins du TOEC. Après 4 années toulousaines, je suis parti aux Etats-Unis et j'ai intégré cette année à la Business School du Montgomery College. Ce départ pour moi c’était l’occasion de m’ouvrir à de nouvelles opportunités sportives. »

 

Aurore : « Je suis aux Dauphins du TOEC depuis 2008. Et c’est ma 2ème année à l’Université de Biologie du Missouri. En septembre 2017 j’entrerais en 3ème année. Le système américain me convenait parfaitement pour mon double projet académique et sportif. Et je savais que leur scolarité plus généraliste me laisserait plus de temps pour trouver ma voie. J’avais aussi très envie de changement, de voir autre chose.  »

 

Paul : « Après mon DUT techniques de commercialisation à l’Université Paul Sabatier, je suis parti cette année suivre des cours à l’Université de Charlotte en Caroline du Nord. Je suis en Bachelor Business Administration. J’avais le choix entre la licence à l’université ou bien intégrer une école. J’ai choisi de partir pour avoir un diplôme international et apprendre vraiment l’anglais. »

 

Benjamin : « Je suis aux Dauphins du TOEC depuis mes 3 ans !  J'avais besoin de changement. Du coup je suis parti suivre mes études de finances et de mathématiques à l'université de Notre Dame dans l'Indiana. C'est aussi plus facile là-bas de combiner le cursus académique et l'entraînement sportif de haut niveau.»

  • Comment as-tu préparé ces championnats de France aux USA ?

Aurore : « Mon objectif des N1 c’est d’accéder en finale A sur 200 NL. Pour m’y préparer, je n’ai pas pris de vacances à la fin de la saison universitaire et ai aussitôt repris la charge de travail avec un entraînement personnalisé. Nous étions quelques un à préparer des compétitions en mai ce qui fait que nous avions un entraînement un peu différent des autres. »

 

Paul : « Mon objectif c’est la qualification aux championnats du Monde ou aux Universiades à défaut. J’ai suivi une préparation normale jusqu’aux NCAA (National Collegiate Athletic Association) avec un affutage jusqu’en mars. Puis j’ai intégré un autre groupe d’entraînement composés de nageurs américains qui se préparait aux World Trials et de nageurs internationaux qui eux se préparaient à leur compétions nationales. »

 

Vince : « Je me suis entraîné quasiment toute l’année avec un préparateur physique personnel et je suivais un plan diététique. J’avais mes propres entraînements avec une préparation spécifique. De septembre à décembre, j’ai travaillé beaucoup le foncier. Puis de décembre à février je me suis concentré sur le travail d’explosivité et des coulées. Et de février à mai, j’ai diminué progressivement les charges de travail en mettant plus d’attention sur la technique.»

 

Benjamin : « Pour les N1, j'espère dépasser mes meilleurs temps et accéder à la finale sur 200 NL. Et bien sûr me sélectionner pour les Universiades à Taipei cet été. J’ai repris la charge de travail fin mars avec un entraînement personnalisé avec toute mon équipe puis j’ai commencé l’affutage toute seule 3 semaines avant le début des N1. Pendant que moi je préparais les France, mes partenaires d’entraînement américains préparaient les compétitions de qualification pour les championnats du Monde (World Trials). Le calendrier fin mai des championnats de France était idéal pour moi car il coïncidait avec mes calendriers sportif et académique américains. »

  • Que penses-tu du système américain ?

Aurore : « La vision du sport aux Etats-Unis est très différente : tout est organisé autour de la pratique sportive. Ils n’hésitent pas à mettre en œuvre les moyens de la réussite. Nous avons par exemple en permanence un nutritionniste, un bassin olympique, une salle de musculation. Les entraînements sont plus personnalisés et adaptés.  Et en même temps tout se fait en équipe. »

 

Paul : « Le système académique américain encourage la recherche personnelle. Et tout repose sur notre engagement individuel. Sur le plan sportif cela renforce forcément l’autonomie. Je nageais dans un groupe énorme ce qui fait qu’à certains moments tu es livré à toi-même. Parfois on ne te parle pas du tout. Il faut donc rester très concentré sur tes objectifs et ce que tu as à faire. Cette expérience a clairement changé ma vision du sport. A Toulouse l’esprit d’équipe est très important. Mais aux Etats-Unis, il est à son paroxysme. Tout s’effectue en équipe. Là-bas, une compétition se prépare comme un match de basket-ball. A chaque course, on chante. Les relais sont présents sur chaque compétition. Et puis il y a la mixité sportive. Elle m’a permis de me rendre compte qu’il n’y a pas qu’une solution pour performer. »

 

Vince : « Le travail y est plus spécifique : coulée, virage, reprise de nage… mais la différence se fait surtout sur la mentalité. On n’abandonne jamais. Il faut sans cesse repousser ses limites. »

 

Benjamin : « Il y a plus de travail à sec, de préparation mentale. Les entraîneurs sont également plus spécifiques. Nager là-bas m’a permis d’appréhender la natation comme un sport d’équipe plutôt qu’un sport individuel car toutes les compétitions sont en équipe. Leur approche de la compétition est aussi très différente. L’objectif est de toucher devant, de gagner, peu importe le temps. On nage pour gagner des points et non pas pour faire une performance. »

 

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