Acerca de

Toulouse. Dauphins du TOEC : Antoine Herlem a très bon dos

"Un premier titre de champion de France, ça fait toujours plaisir, c’est un moment émouvant. Je suis assez fier de ça." Ainsi s’exprime Antoine Herlem, 23 ans, sacré champion de France du 200 m dos au mois de décembre dernier, ce qui lui a valu de disputer dans la foulée ses premiers championnats du monde en petit bassin (25 m) à Abu Dhabi où le sociétaire des Dauphins du TOEC s’est hissé en finale du 200 m dos (8e). "Ce fut une très belle expérience à vivre", confirme cet étudiant à l’Insa (il est en 3e année de génie civil) arrivé dans le club toulousain en 2017, en provenance du pôle espoirs d’Antibes. Depuis son intégration au sein des Dauphins du TOEC, sous la houlette de Philippe Miomandre d’abord puis celle de Nicolas Castel, le natif de Dunkerque a franchi les paliers au point de pousser les portes de l’équipe de France dès l’an dernier où il a disputé les championnats d’Europe à Budapest, réalisant son meilleur chrono sur sa distance fétiche (1’56’’41).

 

Fasciné par Stasiulis, inspiré par Clary
 

"Le 200 m dos est vraiment la course où je m’exprime le mieux", confirme Antoine Herlem, tombé sous le charme de la spécialité en 2012 "lors des qualifications olympiques à Dunkerque. J’y ai vu Benjamin Stasiulis battre le record de France à l’époque (1’56’’39). J’étais fasciné par cette course. Il avait été impressionnant et pourtant, il dégageait une telle facilité." Quelques mois plus tard, dans le bassin de Londres, l’Américain Tyler Clary décroche le titre olympique "à l’issue d’un dernier 50 m monstrueux. ça m’a beaucoup marqué et j’ai d’ailleurs longtemps construit mon modèle de course comme ça, en donnant tout dans le dernier 50 m", poursuit le sociétaire des Dauphins du TOEC qui a depuis "évolué tactiquement, je possède d’autres stratégies selon mes adversaires, mais celle-ci reste toujours valable", souligne-t-il.

Animé d’un fort esprit de compétition, celui qui ne se focalise pas sur les chronos "mais plutôt de faire la course et d’arriver le premier, c’est une vision assez simple mais ça évite toute pression du chrono", confie-t-il, est désormais tourné vers les prochains championnats de France à Limoges (avril) qui seront décisifs pour se qualifier pour les Mondiaux de Fukuoka (mai) puis les championnats d’Europe à Rome (août). Deux échéances qu’il espère disputer "afin d’emmagasiner de l’expérience en vue des JO 2024", le rendez-vous ultime pour l’international toulousain.

Xavier Thomas publié le 06/01/2022 à 05:09 sur LADEPECHE 

Voir l'article dans sa totalité : Toulouse. Dauphins du TOEC : Antoine Herlem a très bon doshttps://www.ladepeche.fr › Sport › Natation